Parce que nos blogs favoris forment une tétine, yep.

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jesuisdésolée, fallait absolument que j'foute cette horreur de photo quelque part. XDD


Auteurs; Clémence. (à taper) & Laurène (pas taper).
Ménage; Ryan Ross + Brendon Urie.
Nounou; Jon Walker.
SAV; Spencer Voyance.
Résumé; du perversperversperverspervers, un voyant fou, et un ami-surprotectrice.



En gros, la très, très, très regrettée fiction COL (rip.♥) & la fiction IWAB présentent;
PREGNANCY - TEST



Nan, on ne vous abandonne pas. C'est juste que...





Tu crèves d'envie de faire partie des prévenus, avoue.
(en même temps, un commentaire et c'est fait.)




P R O L O G U E

Non, ce n'était ni la découverte de l'existence de poils dans sa zone pubienne, ni cette première éjaculation en compagnie de son ourson en peluche favori Teddy, ou encore ce premier orgasme en gémissant le nom de Brendon. Non, c'était pire que mieux.
-J...j-je je suis... enceint ?!
Le bruit sourd de la chute du corps 'fécondé' ponctua sa propre phrase ayant pour seul écho les plaintes paniquées de son compagnon fertile qui n'avait eu le temps d'apprendre la nouvelle qui bouleverserait sa vie – sexuelle comme affective. Mais pour l'heure, les bras puissants de Brendon soulevèrent l'être évanoui à ses pieds, avant de réfléchir à un moyen de réveiller son Amour.

# Posté le mardi 03 mars 2009 12:48

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 16:50

~ 0. Le cul de Ryan vaut de l'or.


JOUR ZERO - LA DECOUVERTE

La mine décomposée de Brendon résumait son opinion vis-à-vis de l'énormité prononcée par Ryan.
-E..enceint ?!
-Garçon ou fille ? Moi, du moment qu'il a tes yeux et mon sourire, je l'aimerais. Je l'aime déjà en fait. Et puis il faut prévenir tes parents ! Mon dieu je suis siiiii excité mon Brendonou. Et Jon ! Je ne lui ai pas encore dit, appelle-le, je veux lui dire face à face, qu'il vienne dans l'heure, bon sang Brendon, nous qui voulions tant un enfant, me voilà enc...
D'un ton sec, le partenaire coupa Ryan de sa tirade remettant les choses à leur place.
-Pardon mais tu voulais un enfant. Pas moi.
La réplique se perdit dans le nouveau monologue qu'entamait son petit ami, ignorant royalement son avis. Mais après tout, ça ne devait être qu'une blague. Mauvaise, comme toujours, mais une simple farce. Comment un homme pourrait-il tomber enceint ? Un transsexuel, sans doute, mais Ryan...
Un doute assaillit l'esprit de Brendon lors de sa dernière pensée. Ryan, efféminée certes, ce pourrait-il qu'il ait un passé... trouble ? Non. Impossible. La virilité de ce dernier le lavait de tous soupçons sur des supposés antécédents chirurgicaux sur son organe reproducteur. De ce côté-là, tout était authentique, il aurait pu le certifier.
Et la fougue avec laquelle Ryan s'exprimait sur son enfant lui donnait l'horrible envie de le gifler pour le replonger dans un sommeil forcé. Lui, enceint ? Evidemment, il lui parlait fréquemment d'adoption mais pour Brendon c'était clair : pas de morveux dans sa maison. Juste Ryan, lui, et du sexe.
-Je suis un vanis.
L'air soudainement sérieux qu'adoptait à présent le futur père –ou mère, le mystère planait- choqua Brendon à la fois par ce sérieux et le mot qu'il venait d'inventer. Vanis ?
-Vagin, pénis ; Vanis. J'suis un homme. J'ai bien les attributs, et j'suis enceint. C'est pas bizarre, ça ?
-T'étais tellement absorbé par ton envie d'gosse que t'as même pas réalisé que la nature a pas donné d'utérus aux hommes, mais aux femmes.

Cependant, il n'allait pas s'en plaindre, Ryan avait oublié pendant un laps de temps sa grossesse au profit de ses réflexions personnelles. Profondes, certes.
-Dans ce cas, mon cul vaut de l'or !
-On peut l'faire fondre ? Non. Déjà il me manquerait trop, et le jour où tes magnifiques petites fesses nous rapporteront de l'argent –autrement que par la prostitution- préviens-moi...
Le faible sourire sceptique de Ryan s'illumina lorsque son interlocuteur acheva sa phrase.
-Et puis, j'n'accepterais jamais de te partager.
Les lèvres de Ryan emprisonnèrent celles de Brendon dans un des baisers langoureux dont lui seul avait le secret. Grisé, les mains de Brendon trouvèrent place sur les fesses de son petit ami, le soulevant avec anticipation pour mettre en pratique ses idées salaces, son appétit sexuel n'étant jamais assez assouvi.
-JON ! Faut appeler Jon !
Emporté par son manque évident, Brendon ne releva pas la remarque de son partenaire et laissait son empreinte dentaire avec ardeur sur le torse imberbe de Ryan dont la chemise recouvrait à présent le sol.
-Téléphone, souffla l'homme enceint, il me faut le téléphone...
Ryan croisa ses jambes autour de la taille de Brendon tandis que celui-ci, en plus de poursuivre ses activités précédentes, les dirigeait vers le combiné en toute hâte. Ce ne fut qu'au bout de la cinquième sonnerie que Jon décrocha.
-A-allô ?
-Ryanichou, c'est toi ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
Un grognement de mécontentement s'échappa des lèvres expertes de Brendon lorsque Ryan le tapa affectueusement pour lui dire de cesser temporairement son exploration libertine.
-Jon, v-viens, on a une grande nouvelle à t'annonc.. HEY !
-T'es sûr que tout va bien ?

Dans un souffle, Brendon raccrocha lui-même avec violence le téléphone, faisant rouler des yeux son amant. Tant pis. L'effet des lèvres charnues et rosées de Brendon qui connaissaient si bien ses points faibles contre sa chair tiède restait une sensation unique et terriblement excitante. L'anxiété croissante sur leur futur allait clore temporairement leurs rapports physiques. Et ce fut avec la peur de perdre l'autre au profit d'un embryon qu'ils se serraient, toujours plus fort, puisant leur plaisir personnel dans l'excitation de l'autre.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - -

-Hiiiiiiiiiiiiiii ! J'vais être TATA ! Tonton Jon, ça sonne bien non ?
Les deux hystériques entourant Brendon lui donnèrent la nausée. Un comble, pour un futur papa. Tant d'enthousiasme pour un parasite se développant dans le magnifique corps de son aimé et qui risquait de tout chambouler pendant sa croissance... Intolérable.
-Tu vas être papa, Brenny, PAPA !
-Mais bien sûr. D'ailleurs, tu t'es pas encore renseigné pour l'avortement, Ry.

Ryan et Jon, visages déformés par le choc, le fusillèrent du regard avant de le toiser avec amertume, donnant à celui qui avait prononcé ces mots l'étrange sentiment d'être un parfait idiot. Comme s'ils allaient garder l'enfant...
-C..c-criminel...
Les pleurnichements confus de Ryan donnèrent une touche de mélodrame à la scène. Ils étaient tous dans un état pitoyable.
-AVORTER ? SORS DE CETTE MAISON, SUPPOT DE SATAN !
-Jon. C'est chez moi ici.
-Monstre, tu fais pleurer Ryro en plus.
-Ow c'est pas moi le fécondé super-sensible, et encore moins celui qui se fait des lubies de gosses.
-Sors de là tu me dégoutes.

Un claquement de porte énervé répondit à Jon.
Bien. S'ils voulaient de ce gosse, ils allaient devoir se débrouiller sans Brendon. Celui-ci apprendrait, le temps de la gestation, à venir fricoter ailleurs.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - -

- Spencer Voyance, un entretien téléphonique qui vous veut du bien ; bonjour.
- J'ai besoin de vos conseils.
Souffla une voix angoissée.
- En même temps, vendre des conseils (Cet appel vous sera facturé $1 la minute.), c'est le fondement de mon métier, répondit le fameux Spencer.
- J'ai besoin de me présenter ?
- Ce serait préférable, en effet,
dit Spencer.
- Ha ! Vous devriez le savoir non ?
- L'identification de nos clients ne fait pas partie des critères de ce service.
- J'attends un bébé.
- Oh.
- Quoi, oh ?
- Malheur... malheur sur vous, s'abattre va... perte... larmes... deuil... chien ?
- Vous êtes fou !
- Non, juste possédé.
- Et vous en êtes conscient...
- Apparemment.
- Ah.
- Qu'attendez-vous de moi ?
- Des réponses.
- Et quelles sont les questions ?
- Cet enfant met-il en péril ma relation avec Brendon ?
- Qui est Brendon ?
- Le père de l'enfant, voyons !
- Et vous êtes ?
- Le père qui attend l'enfant.
- Oh. Logique.
- Vous n'avez pas répondu à ma question ?
- Mais alors vous êtes gay ?
- Vous avez quelque chose contre nous ?
- Non, je me renseigne. A titre personnel.
- C'est une proposition ?
- Ca devrait ?
- Pourquoi pas.


Les deux interlocuteurs s'autorisèrent une brève pause après la confrontation de leurs cordes vocales.

- Soumis ?
- Jamais. Et de plus, c'est vous qui êtes enceint.
- Ca me rabaisse à la soumission ?
s'exclama Ryan.
- Totalement.

Nouvelle pause. Les deux hommes qui commencent à s'engager dans une filière du téléphone rose voient leurs lèvres s'étaler en un sourire commun.

- Mensurations ? Demanda Ryan.
- Brendan est d'accord pour aller plus loin ?
- C'est Brendon.
- C'est pareil.
- Il est sorti.
- Appelez-le.
- Je suis déjà au téléphone.
- Avec qui ?
- Vous !
- Ah. Oui.
- Vous êtes vraiment certifié voyant ? Parce que vous n'êtes pas fût-fût comme mec.
- C'est une insulte ?
- Ah, vous aimez ça ?
- Non.
- Vous devriez, monsieur le passif.
- Ca, c'est une insulte.
- Ca vous excite ?
- Ca me vexe.
- Oooh, vous devez être mignon, en colère.
- Sûrement pas.
- Oh, si !
- Sûrement pas, je vous dis !
- Mais bien sûr que si !


...

- Bon. Je suis effectivement sexy, dans n'importe quelles conditions.
- C'est ce que je vous disais.
- Ce qui est déroutant chez moi, c'est que j'ai perdu les rares défauts que j'avais.
-...je n'irai pas jusque-là, tout de même.
- Vraiment, je suis réduit à animer ce service de voyance téléphonique et m'exciter avec des baleines de votre espèce, à seulement vingt-cinq ans, tout en incarnant l'idéal masculin.
- Dites, vous n'auriez pas pris un peu la grosse tête ?
- Grosse, ma tête ? Il n'y a pas que ça de bien fourni, chez moi.
- Vraiment ?
- Vraiment.
- Faux.
- Pardon ?
- C'est mon Brendon le mieux équipé de ce côté-là.
- Ah, le discours banal de l'amoureux transi...
- Ne dites pas n'importe quoi !
- Et Juliette s'éprit de Roméo. Quoique, Juliette est un Jules. Vous vous appelez Jules ?
- Non.
- Quelqu'un de votre famille, alors ?
- Vous êtes lourd.
- Et ce Brandon, il a du Roméo dans les veines ?
- Vous êtes fou.
- Vous l'avez déjà dit.
- Vous m'exaspérez.
- Mais pourtant vous me parlez toujours.
- C'est vrai.


...

- C'est quoi, en fait, l'objet de votre appel ?
- Ma grossesse.
- Et vous êtes un mec.
- Ouais.


...

- Vous avez fumé quoi avant de composer ce numéro ?
- Vous ne me croyez pas !
- J'en ai l'air ?
- Vous êtes tous les mêmes, de la racaille, des charlatans, des incapables, de la vermine !
- Elle va se calmer la dinde fourrée ?
- Répétez !
- DINDE FOURREE.
- Je vais raccrocher.
- Attendez d'avoir dépassé les $30 de communication, s'il vous plaît.
- ENFOIRE !


La main énervée de Ryan raccrocha brutalement au nez du charlatan.
Jamais plus il n'irait se confier à un inconnu par téléphone !




...Il attendrait le mois prochain, pour s'excuser.

# Posté le jeudi 05 mars 2009 12:56

Modifié le jeudi 05 mars 2009 13:08

~ 1. Future Maman Magazine.

PREMIER MOIS

Les vies de Ryan, Brendon et Jon avaient littéralement changées depuis le jour de la découverte.

Brendon s'exaspérait, Ryan planait, et Jon jubilait.

Toute intimité entre les 'futurs parents' était réduite au néant depuis que Jon monopolisait le temps libre de Ryan, soit par sa présence (envahissante) dans l'ex-baisodrome Urie-Ross, soit par des appels téléphoniques de plus en plus longs à des horaires peu recommandables. Brendon supportait de plus en plus mal ce mode de vie, et haïssait chaque jour un peu plus l'embryon se développant dans le corps adulé de son amant. Amant qui n'en était plus réellement un, puisque leur dernier rapport remontait au jour fatidique où Ryan lui avait annoncé la nouvelle.

Pendant la nuit, l'un de leurs rares moments d'exil ensemble, Brendon fut réveillé par des spasmes irréguliers de son adoré. La vue de son corps svelte secoué de tremblements l'inquiéta, tandis qu'il glissait sa main dans la sienne. Ce contact réveilla Ryan.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?

De grands yeux perdus répondirent à Brendon, suivis de nouveaux tremblements.

- J'en sais rien Bren, j'en sais rien...

Ils ne réussirent à retrouver le sommeil qu'au bout d'une longue demi-heure, enlacés.


- - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Un peu avant l'aube, des sanglots efféminés soudain sortirent le couple de son état de léthargie. Ryan était en proie à une incontrôlable crise de larmes. Bravant l'état chaotique du réveil, Brendon émergea des couvertures pour s'accaparer le corps vulnérable de Ryan, et cherchait à la cajoler. Ce qui causa un redoublement de pleurs de la part de son aimé. A peine réussit-il à déposer un baiser contre sa tempe moite que Ryan le repoussa violemment, d'une force que Brendon aurait pu maîtriser, seulement la méchanceté de ce geste lui fit lâcher son étreinte. Ryan le repoussait ! Si ce n'est manifester de l'indifférence envers le futur enfant, qu'est-ce que Brendon avait fait de mal pour mériter un tel comportement ?

- Ryan, je ne comprends pas...

La porte s'ouvrit brutalement, laissant apparaître un Jon crispé, une tasse de café froid en main, vêtu d'une affreuse robe de chambre à fleurs négligemment nouée autour de sa taille. S'il comptait réconforter Ryan, il allait lui aussi heurter un mur, songea Brendon, puisque lui-même n'avait pu calmer sa peine. Sans un mot, le visage inquiet, Jon se précipita vers Ryan et l'enlaça de ses bras puissants, volant à Brendon le rôle protecteur qui lui revenait. L'inattendue docilité de Ryan blessa Brendon plus qu'il ne l'eût cru.

- Qu'est-ce que tu fous ici, Jon ?

Ce dernier semblait concentrer toute son attention sur le corps chétif de Ryan et ne répondit pas à l'amant frustré éjecté de son propre lit, désormais devenu un simple hôte de la maison baisodrome.

- Jon ! Qu'est-ce que tu fous chez nous à deux heures du matin ?!

Jon lança un regard envenimé à Brendon en guise de réponse, lui imposant le silence. Seulement, ce dernier n'était pas d'humeur à patienter, et reposa cette même question, jusqu'à obtenir des brides d'informations non pas des lèvres de Jon, mais de celles de Ryan.

- T'es...t'es tellement blasé que tu n'as... tu n'as même pas remarqué que Jon s'était installé chez nous depuis plus d'une semaine ! Tu te fous de moi Brendon, c'est ça ? Laisse-nous !

La pièce fut animée par les sanglots déchirants de l'homme enceint injectant une dose de mélodrame à la scène. Brendon, choqué, halluciné, vexé ne sût quoi rétorquer. Il maugréa et sortit, exaspéré, de la pièce. Tant pis, cette nuit, seule la nicotine lui tiendrait compagnie.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - -

- Spencer Voyance, un entretien téléphonique qui vous a toujours voulu du bien ; bonsoir.
- C'est moi.
- Qui, moi ?
- L'homme enceint !
- Ah, c'est vous ?
- C'est ce que je viens de dire, c'est moi !
- Sachant que moi aussi, je suis moi, si vous êtes vous tout en étant 'moi', êtes-vous moi ?
- ...vous déballez votre jargon philosophique de voyant à chacun de vos clients ?
- Non, vous êtes le seul. Qu'est-ce que vous me voulez encore ?
Soupira Spencer.
- Je m'excuse.
- Pourquoi ?
S'étonna le voyant.
- Vous voyez peut-être l'avenir mais vous avez du mal avec le passé récent, monsieur.
- Connaître le passé de nos clients ne fait pas partie des critères de ce service,
dit une voix mécanique.
- Vous avez des phrases toutes faites ? Parce que j'y ai eu droit la dernière fois.
- Bon, j'accepte vos excuses.

...

- Alors, Brent et vous, ça va toujours ? S'enquit le voyant.
- Qui est Brent ?
- Ce n'était pas le nom de votre petit-ami ?
- Non. C'est Brendon.
- Alors, vos relations ?
- En quoi ça vous regarde ?


Spencer roula des yeux sous la stupidité de son client.

- Vous m'appelez pour ça, non ? Il est normal que je m'y intéresse.
- Oui, ce n'est pas faux... Mais vous devriez le savoir, vous êtes voyant.
- La voyance ne fait pas partie des critères de ce service,
dit la même voix mécanique.
- Ah, vous avez bien des phrases pré-faites !
- Je me suis trompé dans les boutons.
- Quels boutons ?
- Laissez tomber. Vous souhaitez une prédiction de votre avenir ?
- Je croyais que vous n'étiez pas voyant.
- Spencer Voyance, bonjour,
répondit une tonalité métallique.
- Vous êtes toujours là ?
- Encore ces foutus boutons.
- Vous avez toujours de l'acné à vingt-cinq ans ?
- Vous êtes grotesque.
- Et vous êtes susceptible.
- Non, je ne suce pas les tiges.
- SUCEPTIBLE. Pas suce les tiges,
s'exclama Ryan.
- Oh.
- Vous êtes vraiment un vieil obsédé.
- Je ne suis pas vieux, et la dernière fois, c'est vous qui aviez engagé des sujets libertins.
- Et ça vous a plu. J'en déduis donc que vous êtes vieux, et en manque.
- Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
- Vous animez ce soi-disant service de Voyance. Sauf que cela ressemble plus à téléphone rose. Et de plus, vous êtes plus âgé que moi. Vous êtes vieux, donc.
- Quel âge avez-vous ?
- De quoi je me mêle !
- Laissez tomber...

...

- Cette fois, vous n'appeliez que pour vous excuser ?
- Est-ce que la grossesse se passera normalement ?
- J'ai parfois l'impression de parler à du vent...
Philosopha Spencer.
- Vous êtes lyrique.
- Normalement.
- Quoi normalement ?
- La grossesse, elle se passera normalement.
- Nous parlons en décalé, je crois.
- La faute à qui ?
- Vous insinuez que c'est ma faute ?
- Je n'insinue rien.
- Vous êtes minable.
- Je ne vous permets pas.
- Trop tard.
- Vous me provoquez ?!
- Je suis la provocation incarnée,
constata Ryan.
- Ainsi que la modestie...
- Oui, c'est plutôt vrai.
- C'était ironique.
- Vous commencez à me taper sur les nerfs.
- C'est vous qui avez rappelé.
- Et j'alimente votre business, alors fermez-la.


...

- Vous en êtes à combien de mois de gestation, monsieur l'animal de foire ? Marmonna le voyant.
- Un moiiiis ! Ah, si vous saviez combien c'est formidable, j'aime déjà le gosse, et Jon, oh Jon !, il est si présent, j'ignore ce que je deviendrais sans lui. Vous avez déjà goûté ses cookies ?
- Jon ? Et Brandon dans tout ça ?
- C'est Brendon, avec un E. Combien de fois vais-je devoir le dire ?
- Bref. C'est bien le père, non ?
- Effectivement.
- Et vous êtes séparés ?
- Non !
S'indigna Ryan. Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
- Vous encensez un certain Jon, et ne pipez mot sur Brendan – avec un E.
- C'est Brendon, avec un E et un O, et de plus, je n'encense pas mon ami.
- Si.
- Non.
- Si.
- Non ! J'aime Brendon !
- Mais votre c½ur balance entre Jon et Brendon... Ah, le cliché.
- Vous avez tout faux !
- Non, j'ai bien mis le E et le O.
- Je ne parlais pas de la prononciation de Brendon, mais de votre théorie stupide et infondée !
- Pourtant c'est le cas.
- Vous êtes stupide, j'aime Brendon, Jon est juste mon plus vieil ami.
- Alors vous êtes un vilain pervers enceint adepte des plans à plusieurs.
- Vous cherchez à vous inviter dans une de nos partys ?
- Peut-être...
- Profiteur ! Mais on ne fait pas ça avec le troisième âge.
- Vous avez à moitié avoué votre vice pour les orgies, là.
- Pas du tout.
- Bien sûr que si. Mais je doute que vous mettiez vraiment tout cela en pratique, cela doit se réduire à du fantasme. Parce que si vous étiez un véritable connaisseur, vous m'auriez invité.
- Donc, 1) vous êtes gay, 2) vous avez une grande expérience à nous partager.
- Et si vous vous trompiez ?
- Je ne me trompe pas. J'ai caressé une partie sensible.
- Vous ne m'avez même pas rencontré, comment auriez-vous pu me toucher ?
- C'était une métaphore. Je voulais dire que j'ai touché un point faible de votre caractère.
- ...Nous sommes censés parler de vous et de vos problèmes existentiels. Pas des miens. Alors posez-moi une question valable et je pourrais...
- Rentrer en transe ?
Coupa Ryan.
- Non juste exercer mes compétences.

...

- Bien. Dois-je avouer à Brendon que je suis abonné à Future Maman Magazine ?

# Posté le mardi 03 mars 2009 15:33

Modifié le dimanche 08 mars 2009 10:54